Alcool : les anti-Baclofène ne peuvent plus dire que c’est un médicament inefficace

 

LE PLUS. Le Baclofène est un décontractant musculaire que le cardiologue Olivier Ameisen a utilisé sur lui-même et avec succès pour combattre l’alcoolisme. La communauté scientifique s’est longtemps écharpée sur l’efficacité thérapeutique de cette pilule miracle. Ce médicament a-t-il cessé d’être diabolisé ? Réponse avec Sylvie Imbert, présidente de l’association Baclofène.

En 2009, quand le Baclofène m’a libérée de mon alcoolo-dépendance, le discours majoritaire parmi les médecins était qu’il était impossible qu’un médicament règle le problème de la dépendance. Que nous, qui prétendions être guéris, disions n’importe quoi. Le mot miracle était répété en boucle pour nous dénigrer.

Sur ce point, les « anti-Baclo » ont reculé. Ils n’osent quasiment plus dire que le Baclofène n’a pas d’effet. Entre les témoignages, dans la presse et sur les forums, et les prises de parole du docteur Renaud de Beaurepaire, il est désormais incontestable que ce traitement est efficace contre l’alcoolisme.

Leur discours a changé. L’opposition est toujours vive, mais, plutôt que de nier l’efficacité du Baclofène, ils se focalisent sur les effets secondaires, soi-disant effroyables. Ils se servent du Mediator comme d’un épouvantail en prétendant que l’on ne connaît pas les effets secondaires sur le long terme. C’est fallacieux de dire aux personnes qui envisagent de se soigner et de sortir de la dépendance avec le Baclofène qu’ils vont peut-être mourir dans dix ans d’un effet secondaire encore inconnu alors que l’alcool provoque 120 décès par jour.

Alcool : les anti-Baclofène ne peuvent plus dire que c’est un médicament inefficace