Cas d’exposition au baclofène : données des centres antipoison et de toxicovigilance, 2003-2007 – 08/2009

Rapport fait à la demande de l’Afssaps

Pour évaluer la tolérance de fortes doses orales de baclofène, dans la perspective de la mise en place d’un PHRC « baclofène et maintien du sevrage éthylique », l’Afssaps a sollicité les données des CAPTV.
L’interrogation des bases nationale et régionales (Bordeaux, Lille et Strasbourg) durant la période 2003 – 2007 a permis la sélection de 291 cas d’exposition au baclofène, seul agent en cause (95 cas) ou associé à au moins un autre agent (196 cas : un dépresseur au moins du système nerveux central
est présent dans 164 cas et un anti-épileptique au moins dans 93 cas).
L’analyse des circonstances de l’exposition a montré deux particularités : la proportion élevée des accidents de la vie courante quand le baclofène était le seul agent en cause ; la proportion élevée des erreurs thérapeutiques, que baclofène soit seul ou associé : c’est le vraisemblable reflet des confusions et erreurs en liaison avec l’accroissement posologique particulier à ce type de spécialités, à l’initiation du traitement.

La plus grande dose n’entraînant pas un effet a pu être estimée à partir des 162 cas asymptomatiques, pour lesquels la dose supposée ingérée (DSI) a été renseignée, que le baclofène soit seul ou associé. Fortement dépendante des circonstances, cette dose sans effet a été estimée à ~ 30 mg pour les 39 accidents de la vie courante, à 80 – 90 mg pour les 111 erreurs thérapeutiques et de 100 à 200 mg pour les 9 tentatives de suicide (après exclusion d’une peu réaliste dose de 1200 mg).

Les 291 expositions étaient symptomatiques dans environ 40% des cas, que le baclofène soit le seul agent ou non. Parmi les 95 expositions par le baclofène seul, il a été relevé 36 expositions symptomatiques, 6 cas avec un coma (17% des expositions symptomatiques), 5 cas avec des convulsions (14%), 3 cas avec des complications cardiorespiratoires (8%) et 11  intoxications graves (31%). Une fréquence élevée des cas avec convulsions lorsque le baclofène est le seul agent est  relevée : dans 14% des expositions symptomatiques, versus 5% quand le baclofène est associé à unou plusieurs autres agents (rôle vraisemblable des spécialités anti-épileptiques associées).

Les doses au-delà desquelles apparaissent coma et convulsions sont lors d’une ingestion aiguë liée à une tentative de suicide de 200 mg. Cette dose est diminuée chez 2 patients déjà traités : 60 mg dans le cas avec convulsions et 100 mg pour le cas avec coma).
Les doses au-delà desquelles apparaissent les premier signes neurologiques, dans les intoxications sans signe de gravité, s’étendent de 30 mg (somnolence) à 50 mg (délire, hallucinations, confusion), mais les effectifs sont réduits. A ces doses, de 10 à 40 mg, des signes digestifs mineurs peuvent être présents.

Cas d’exposition au baclofène

Association Baclofene
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