Le Bacloféne autorisé contre l’alcoolisme, mais au cas par cas 27/03/2013

L’humanité – 27 mars 2013

Alors que la procédure autorisant le baclofène dans le traitement de l’alcoolisme est sur le point d’aboutir, une fuite a révélé le décès de participants à un essai clinique visant à mesurer l’efficacité et la sureté de la molécule, mise en doute par ses opposants. Et si, pour l’heure, ces décès ne révèlent rien du tout, leur médiatisation accentue le caractère sulfureux du débat.

Le procédé est est inhabituel. Peu conforme aux règles scientifiques. Alors que la loi interdit de divulguer les informations d’un essai clinique en cours, afin de ne pas le fausser, le site Allo docteurs de France5, révélait le 7 mars la mort de deux volontaires de l’étude Bacloville, qui mesure depuis mai 2012 l’efficacité du médicament baclofène dans le traitement de l’alcoolo-dépendance. Mais l’essai étant mené en double aveugle contre placebo (les 320 patients ne savent pas s’ils prennent le médicament), rien dans l’article n’indiquait que les décès soient liés au baclofène ! Par ailleurs a souligné le Pr Jaury (AP-HP) qui la conduit.

Le Bacloféne autorisé contre l’alcoolisme, mais au cas par cas