Le ciel a vraiment la couleur de l’espoir…

Voilà, ça y est, je peux dire que je suis libre, libéré, sauvé. Au choix…

Du temps où j’étais au fond du trou, je buvais tous les jours, le soir à partir de 18 h jusqu’à m’écrouler. Parfois, je trouvais la force, même en étant complètement raide, d’aller chez Monop avant 21 h, voire chez l’épicier qui fermait à 1h.
C’était une sacré mission, il pouvait venter, pleuvoir ou neiger, peu importe, il me fallait mon carburant. Même si je ne commençais pas à boire dès le matin ma vie tournait autour de la boisson.

Puis un jour, j’en ai eu marre, puis marre d’en avoir marre. je suis parti en cure. Ca a été bénéfique sauf que bien entendu, j’ai replongé.

J’ai entendu parler du baclofène avant de partir en cure et je me suis dit que je tenterai si je replongeais. J’ai replongé, donc j’ai tenté.

Je suis monté lentement. Petit à petit les cravings étaient de moins en moins forts, je ne buvais plus en semaine, un net progrès. Par contre, le WE, je continuais de m’alcooliser fortement.

Vers 160mg/jour, je sirotais encore 2 bières lors de situations à risque. Arrivé à 180, je me suis retrouvé dans une situation à risque et j’ai tourné au Perrier. je n’avais aucune envie d’alcool qui coulait pourtant à flots autour de moi. J’ai compris que j’avais atteint le but.

J’ai quand même poussé jusqu’à 200mg/jour et là, l’alcool, je n’y pense même plus. A la limite, j’y pense sans y penser quand je viens poster ici.

L’alcool fait désormais partie du passé. Quand on parle d’indifférence à la boisson, c’est vraiment ça. Je suis purement et simplement indifférent. Quand je repense à mon passé avec la « fée » alcool et bien, je n’en pense rien. C’est vraiment neutre.

Bref, je suis désormais libre !

Merci à toi petite molécule de m’avoir sauvé la vie.

Mon histoire
Baclofène - Association Baclofene