quand l’alcool n’est plus un problème

Difficile de raconter quand le sujet, l’alcool n’est plus un problème.

Compliqué de raconter que je ne bois plus, que je ne lutte plus contre les Franprix ou autre magasins ouverts tard voit trèe tard et présent tout au long de ma route du bureau à la maison. Aujourd’hui, leur présence, leurs horaires me sont totalement indifférent.

Pas simple d’expliquer que la visite dans un super marche ne me pose plus de problème et que le rayon alcool ne m’attire plus comme le melon mur appelle la guêpe.

Je ne crains plus d’accompagner les enfants leur chercher à manger.

Je sais aussi qu’au restaurant – lieux que je pratique a outrance pour raison et excuses professionnelles – je peux prendre un verre et ne pas me retrouver face à un manque indescriptible.

Certes, des rechutes, il y en a eu, vous l’avez sus.

Mais pas depuis que d’aucuns m’invitaient à me déclarer guéri et se prenaient en retour mes foudres angoissées.

Oui j’ai peur comme doivent avoir peur les anciens fumeurs. peut etre

Mon angoisse c’est le blues. celui de la solitude, celui de l’isolement, un petit air de Chet Baker.

Une trompette qui me susurre, mais pourquoi toi?

Certes, l’alcool a été terrible mais j’ai caché cette addiction derrière de la pseudo culture et une étiquette de haute volée pour cacher le flacon acheté et vite anéanti. un si bon cru ce serait un pêché de laisser se gater une si belle bouteille. non ?

Aujourd’hui, ma seule addiction reste le cigare. Lorsque je penetre dans la civette du drugstore Publicis en haut des champs Elysées, bien pratique car ouverte fort tard et le dimanche et jours féries, le passage par le rayon des beaux alcool et grands vins ne me souci plus.

Combien de fois y avais-je cédé ? des dizaine, des centaines ? un whisky, ils ont mon préféré, le Caol Ila. Cheval blanc, Haut Brion?

fini.

Triste ?

Non bien au contraire.

Pour plagier une grande chanson, non, je ne regrette rien.

Je me sens libre, nouveau, détaché.

Plus d’excuse à me trouver, apprendre à être moi à nouveau.

Réapprendre les autres, l’existence d’une autre. Voilà mon challenge. Ma bataille.

Amitiés à tous

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