Avis de la Commission mixte ad hoc sur l’évaluation de l’utilisation du baclofène dans le traitement des patients alcoolo‐dépendants

4 juillet 2018

Compte tenu :

‐ de l’analyse et des conclusions sur le bénéfice‐risque du CSST spécifique sur le baclofène,
‐ de l’indication et des conditions d’utilisation du baclofène telles que proposées par le laboratoire
Ethypharm dans sa demande d’AMM ;
‐ des auditions des parties prenantes.

La Commission est favorable à l’utilisation du baclofène chez les patients alcoolo‐dépendants.

La Commission est défavorable à la demande d’AMM telle que proposée par le laboratoire Ethypharm.

La Commission propose que l’utilisation du baclofène puisse se poursuivre selon les conditions suivantes :
‐ dans l’indication des troubles de l’usage de l’alcool après échec des thérapeutiques disponibles avec
l’objectif d’une réduction de la consommation d’alcool jusqu’à un niveau de consommation à faible risque
(inférieur ou égal à 40 g/j pour les hommes et inférieur ou égal à 20g/j pour les femmes) ;
‐ une prescription par tout médecin jusqu’à la posologie de 80 mg/jour. Au‐delà de cette posologie, le
prescripteur doit systématiquement proposer au patient une évaluation et une prise en charge
pluridisciplinaire spécialisée en addictologie, compte‐tenu notamment d’une augmentation de la
fréquence des effets indésirables graves avec l’augmentation des doses ;
‐ la prescription de baclofène doit être associée à une prise en charge psychothérapeutique et/ou
psychocorporelle et/ou sociale, systématique ;
‐ en cas de troubles psychiatriques associés, quelle que soit la posologie, il est nécessaire d’orienter le
patient pour avis ou suivi vers un médecin psychiatre ;
‐ la pertinence de la posologie doit être réévaluée régulièrement ;
‐ la prescription de baclofène doit être accompagnée d’un livret de suivi et de promotion du bon usage du
baclofène.

Avis-Commission-Baclofene-4-juillet-2018

Compte rendu de la commission baclofène, journée du 4 juillet 2018