Alcoolisme: «Le Baclofène m’a libérée de ma dépendance à l’alcool»

INTERVIEW – Sylvie Imbert, ancienne alcoolique et présidente d’association, est l’une des premières à avoir détourné l’usage de ce médicament pour soigner sa maladie…

Il y a encore cinq ans, Sylvie Imbert terminait toutes ses soirées autour d’une bouteille de vin. Cette informaticienne toulousaine avait besoin de ses «six à neuf verres par jour», jusqu’à ce qu’elle tombe par hasard sur un article vantant les effets du Baclofène, ce décontractant musculaire détourné de son usage pour aider les alcooliques à décrocher. A 56 ans, la présidente de l’association Baclofène se dit ravie de l’annonce de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) qui devrait autoriser prochainement la prescription aux alcooliques.

Comment avez-vous découvert ce médicament?

Par hasard en lisant un article dans La Dépêche du Midi. Je suis allée sur Internet, j’ai vu que d’autres discutaient de ce sujet. J’avais un problème d’alcool depuis l’âge de 16 ans. Peu à peu, mes problèmes s’amplifiaient. J’étais alcoolo dépendante. J’étais obsédée en trouvant tous les jours un prétexte pour boire. L’abstinence ne m’intéressait pas tellement. Les médecins ne prescrivaient pas ce médicament à l’époque, donc je suis allée en Espagne où il est en vente quasi libre.

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