Lettre à Olivier Ameisen

Cher Olivier,

Nous approchons de la fin juillet 2011, et je tiens à vous faire part de mon témoignage de guérison.

Le 29 juillet 2010 je m’en souviens comme d’hier, puisque c’est le jour où je suis devenue libre.
Pour la première fois depuis de longues années, je n’ai pas vu la bouteille qui était devant mes yeux.
L’esclave, qui ne pensait qu’à son stock d’éthanol, venait de briser ses chaînes en devenant indifférente.

J’ai connu ce breuvage à la fin de l’adolescence, ensuite il est devenu mondain. Les turpitudes de la vie ont fait qu’il est devenu quotidien. Il m’aidait à gérer mon stress, mes angoisses, mes peurs.

J’ai été dans le déni quasiment toute ma vie vis à vis de l’alcool. Je buvais et c’était presque normal dans l’état d’esprit que j’étais. Il me fallait un allié pour pouvoir avancer.
Au fur et à mesure des années mon corps, mon esprit avaient de plus en plus de mal à le supporter, mais ils le demandaient par des cravings de plus en plus forts.

Je ne faisais plus rien, restais des heures devant la télé ou à cuver. Je ne sortais plus, ne recevais plus d’amis, je me coupais de plus en plus du monde. Je refusais de me soigner, ne voulant pas supporter les affres de l’abstinence totale.

La suite ici : Lettre à Olivier Ameisen

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