Alcoolisme-baclofène : mandarins et fantassins remontent au front

Le blog de Jean-Yves Nau, journaliste et docteur en médecine

L’alcoolisme n’est pas un vice. Ce n’est pas non plus une faiblesse de caractère. Mais qu’est-ce donc que ce penchant qui vous fait réclamer  quel qu’en soit le prix. L’ivresse massive et non plus le bel auxey- duresses ? Cela peut être assez simplement dit : l’alcoolisme n’est qu’une maladie. Une maladie qui se soigne. Surtout quand on en parle.

C’est le rappel fait aux citoyens en ce matin du 27 février. Rappel signé par ceux qui repartent au front du baclofène. Un groupe de fantassins et mandarins, d’active ou de réserve, dont on trouvera les noms ci-dessous.

Ils redisent l’état du pays:  entre 2 et 3 millions de citoyens alcoolo-dépendants. Qui se cachent le plus souvent ; ou que l’on cache. Une bombe à fragmentation qui fait plus de 130 morts prématurées par jour. Dans l’indifférence quasi générale.

Un coût social pour l’Etat entre 20 et 37 milliards d’euros par an. Presque 1,5% du PIB d’un pays qui commence à racler ses fonds de tiroirs Empire. « Ce sont les coûts et les ravages d’une épidémie sans trêve » disent ces soldats qui savent écrire – et qui apprennent à parler dans les micros.

Alcoolisme-baclofène : mandarins et fantassins remontent au front